Thomas Sankara

Né le 21 décembre 1949 à Yako en Haute-Volta, le 4 août 1983 il devient le 5° chef d'état de la Haute-Volta qu'il rebaptisera en Burkina-Faso exactement un an plus tard. Il est mort assassiné le 15 Octobre 1987 lors d'un coup d'état qui porta Blaise Compaoré au pouvoir.
Thomas Isidore Noël Sankara est né le 21 décembre 1949 à Yako en Haute-Volta (actuel Burkina Faso), fils d’un ancien combattant, prisonnier de guerre lors de la Seconde Guerre mondiale. Après son baccalauréat, il suit une formation d’officier au Cameroun puis au Madagascar. Avec son ami Blaise Compaoré, Henri Zongo, Boukary Kabore, Jean-Baptiste Lingani et d’autres officiers, il fonde le Regroupement des officiers communistes (ROC). En septembre 1981, Thomas Sankara devient Secrétaire d’État à l’information dans le gouvernement du colonel Saye Zerbo. Il démissionne le 21 avril 1982, et déclare: « Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple ! ». Le 7 novembre 1982, un nouveau coup d’État porte au pouvoir le médecin militaire Jean-Baptiste Ouédraogo et Sankara est nommé Premier ministre en janvier 1983. il est limogé et mis aux arrêts le 17 mai, après une visite de Guy Penne, conseiller du président français François Mitterrand. Après de nombreuses manifestations à Ouagadougou, la capitale de la Haute-Volta, Thomas Sankara est libéré et placé en résidence surveillée. Avec Blaise Compaoré il orchestre le coup d’état du 4 août 1983 et devient président du Conseil national révolutionnaire. Il retire aux chefs traditionnels les pouvoirs féodaux qu'ils continuaient d'exercer et crée les CDR (Comités de défense de la révolution), qui toutefois vont commettre des exactions. Le 4 août 1984, exactement un an après la prise du pouvoir, il rebaptise la Haute-Volta en Burkina Faso, la patrie des hommes intègres (burkina = intégrité en langue mooré, et faso = patrie en langue dioula).
Le 29 juillet 1987 à Addis-Abeba lors du sommet de l’OUA il prononce un discours sur la dette des pays africains invitant ces derniers à ne pas payer.

Le 15 octobre, il est assassiné lors d'un coup d'État organisé par celui qui était considéré comme son frère, Blaise Compaoré. Gilbert Diendéré supervise l'arrestation de Sankara et dirige dès lors le RSP, le Régiment de sécurité présidentielle. Plusieurs jours plus tard, Thomas Sankara est déclaré «décédé de mort naturelle» par un médecin militaire.